Tuerie au College Dawson; le mal de vivre des garçons québécois
Voilà déjà quelques jours qu'a eu lieu ce que nous retiendrons comme la tuerie du College Dawson. Déjà, plusieurs analystes, commentateurs et blogueurs ont tenté de comprendre la nature exacte de ce qui s'est produit lors de ce mercredi macabre du 13 septembre 2006.
Le recul et les informations mises à jour depuis nous permette de tenir un discours plus rationnel sur la nature des événements et surtout, de soulever des hypothèses quant aux raisons qui ont poussé un jeune homme à commettre un tel crime.
Ce qui est certain, c'est que le tueur avait un réel besoin d'aide. On ne comment pas l'irréparable seulement pour venger de petites frustrations. Il faut à mon avis un désordre psychologique plus grand. Et voilà ce qui m'étonnera toujours. Nous pouvons faire des milliers de choses en science, mais nous sommes incapable de prévenir des crimes atroces, autrement dit, de réussir nos relations humaines. Pourtant, ce jeune tueur avait sûrement laissé paraître des signes annonciateurs ? Je pose la question sans avoir la réponse bien sûr.
Il est aussi très étonnant d'apprendre au lendemain d'une telle tuerie que Montréal détient la palme des horreurs au Canada. Seule Montréal peut se vanter d'avoir connue trois événements similaires et qui plus est dans des institutions scolaires.
Qu'est-ce qui arrive au garçon du Québec ? Je pose la question. Ont-ils le mal de vivre au point d'être champion des mauvaises statistiques ? Pourquoi c'est au Québec que les garçons meurent en plus grand nombre de leurs propres mains, désabusés de vivre alors qu'ils sont encore adolescents ?
Quel paradoxe pour une société qui se targue d'être la plus généreuse de ses programmes sociaux !

